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Le blog d'information de l'AMATraMi

Association Meusienne d'Accompagnement des Trajets de vie des Migrants

Ils ont fui la guerre pour la paix

Des ados de l’Amatrami créent un film d’animation qui s’inspire de leur parcours personnel.

 

Samantha, casque dans les oreilles et micro sous la bouche, est la narratrice du film. Elle a 13 ans, habite maintenant Verdun, mais vient du Kosovo et a connu la guerre toute petite, il y a cinq ans. Elle raconte l’histoire de cette petite fille, obligée de fuir son pays avec sa maman et qui découvre la France, cette terre des libertés et des droits de l’homme dont on parle tant à travers le monde.

 

« L’histoire a été écrite par douze enfants d’origine étrangère âgés de 12 à 16 ans, et qui ont tous dû quitter leur pays pour se réfugier en France », précise Dominique Dautel, l’animatrice. « Ils viennent du Kosovo, mais aussi d’Arménie ou de Tchétchénie. Ils racontent leur arrivée en France, leurs difficultés, leurs angoisses, leurs peurs alors qu’ils n’ont pas encore de papiers. Ils découvrent une nouvelle culture. Certains n’ont jamais été à l’école dans leur pays. Les relations filles-garçons sont différentes de ce qu’ils ont vécu chez eux. Heureusement, l’histoire finit bien. »

 

Mais il s’agit en fait d’un film d’animation d’une durée de 6 à 7 minutes avec de petites poupées en guise de personnages. Lesquels sont en plastique rembourré de polystyrène. Les figurines portent des cheveux en laine. Les décors sont en carton, comme par exemple ce camion qui rappelle leur long voyage vers la France.

 

Un stage de trois jours

 

Pour mener à bien ce projet, l’Amatrami a fait appel à la vidéaste Barbara Roux.

 

« Nous avons créé un petit plateau en carton avec un décor où nos marionnettes évoluent », précise la responsable de l’entreprise barisienne B-Art Grafik. « Celui-ci est éclairé par un projecteur et nous nous appuyons sur une webcam haute définition pour filmer nos scènes. »

 

Mais avant de se lancer dans le tournage proprement dit, les enfants ont réalisé un story-board et ont dessiné les plans du film et réalisé le découpage des scènes.

 

« En revanche, c’est moi qui m’occuperai du montage, précise Barbara Roux. Car le stage ne dure en tout que trois jours. C’est trop court pour leur apprendre cette technique. »

 

Perparim, 13 ans, également originaire du Kosovo, est fasciné par ce travail. En même temps, il se sent à l’aise, s’exprime très facilement dans la langue de Molière. Il se sent chez lui à Verdun, à l’Amatrami, d’autant que, comme ses parents, il possède son titre de séjour et aime la France.

 

J’étudie au collège Buvignier en sixième, dit-il. Mes parents sont partis il y a longtemps du Kosovo. Je suis né en Allemagne, mais j’aimerais découvrir le pays de mes origines. »

 

Pascal ISCH, L'Est Républicain

crédits photo : ER

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