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Le blog d'information de l'AMATraMi

Association Meusienne d'Accompagnement des Trajets de vie des Migrants

Expulsions : ils veillent

Tous les mois, un cercle de silence est organisé au pied des marches du monument « A la Victoire ». Le point sur la situation.

 

Ils sont fidèles au poste. Tous les deuxièmes mercredis du mois, à 15 h, des hommes et des femmes se réunissent au pied des marches du monument À la Victoire pour un cercle de silence. Par ce rendez-vous, ils protestent contre la reconduite à la frontière de familles sans papier, en Meuse.

 

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« À Bar-le-Duc, l’action est reconduite toutes les semaines ! », souligne Lucette Lamousse, présidente de l’Amatrami, l’Association meusienne d’accueil des travailleurs migrants. Comme elle, d ‘autres associations se sont engagées dans ce combat.

 

Ce collectif s’était, au départ, créé lorsque la famille Advalian avait été menacée d’expulsion. D’autres familles, aujourd’hui, sont dans la même situation. Douze dans le département, au total.

 

« Ce rassemblement, régulier, a pour objectif de veiller sur eux. Une façon de les sécuriser… », confie Lucette Lamousse. Qui admet qu’en ce moment, rien ne bouge. Ni du côté de la préfecture, ni du côté des familles. « Tout le monde attend les élections. Mais nous restons vigilants, quoi qu’il en soit.

 

Plus le droit à l’aide alimentaire

 

Depuis novembre, des actions, il y en a eu beaucoup. La plus choc ? Le parrainage d’enfants sans papier, par des élus et des citoyens. Ces cérémonies ont eu lieu dans le nord et dans le sud du département. « Chaque parrain a le numéro de téléphone des familles, au cas où il y aurait un problème, et qu’on ait à se rendre sur place pour les aider.

 

Rassurer ces familles, voilà un credo difficile. « Surtout pendant les vacances. Les centres sociaux accueillent gratuitement les jeunes, pour qu’ils puissent penser à autre chose. » Penser à autre chose qu’à une expulsion, un retour dans un pays qu’ils ont fui, pour plusieurs raisons.

 

Les associations de Meuse, notamment le Secours catholique, l’AMIE, les équipes Saint-Vincent, doivent faire face à un nouveau problème. À partir de janvier, les demandeurs d’asile qui seront déboutés par l’Administration française n’auront plus de droit à l’aide alimentaire dispensée par le CADA (Centre d’aide aux demandeurs d’asile). Il va donc falloir faire face…

 

Ce que ne comprennent pas ces militants, c’est que la plupart des familles sont insérées. Les enfants, scolarisés, parlent le français. Et reconnaissent l’Hexagone comme leur seul pays.

 

« On ne quitte pas son pays de gaîté de cœur. Il y a toujours des raisons. »

 

Émilie FIEROBE, L'Est Républicain

crédits photo : ER 

 

Les associations engagées

 

Lors du cercle de silence, et tout au long de l’année, des associations s’engagent aux côtés des familles sans papiers. Il s’agit du mouvement œcuménique de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), de l’Amatrami, du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) Terre solidaire, la Croix-Rouge, la fédération des conseils des parents d’élèves (FCPE), Attac, la fédération des centres sociaux, la Ligue des Droits de l’Homme, le Réseau éducation sans frontières (RESF), le Secours catholique, le Secours populaire, la société Saint-Vincent-de-Paul, l’Union des familles laïques, l’Union nationale des syndicats autonomes.

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