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Le blog d'information de l'AMATraMi

Association Meusienne d'Accompagnement des Trajets de vie des Migrants

Débat sur l'identité nationale à Verdun

Ce premier débat en région sur l'identité nationale qui s'est tenu à Verdun, ville symbole de la Première guerre mondiale, a réuni à peine une centaine de participants.

L'identité nationale ne mobilise pas en région. Pour le premier débat sur l'identité nationale qui a eu lieu à Verdun, dans la Meuse, une centaine de personnes, à peine, ont participé à la réunion, lundi 30 novembre. Dans cette ville symbole de la Première guerre mondiale, il a été souligné que "le sentiment national a connu son exacerbation ultime".

"Le temps du doute"

Dans la grande salle de l'ancien évêché qui abrite aujourd'hui le centre mondial de la paix, les échanges sur "la France métissée d'aujourd'hui" entre élus et public sont apparus timides sur les trois thèmes retenus : "Les valeurs nationales à l'épreuve des conflits", "Quelles dimensions pour la citoyenneté ?" et "Identité nationale et enjeux internationaux". "Depuis le début des années 70, on est entré dans le temps du doute", a expliqué Gérard Domange, historien, en ouvrant le débat présidé par le préfet de la Meuse, Eric Le Douaron. "Toutes sortes de Français ne se sentent pas inclus dans l'Histoire de France", a-t-il ajouté. Kamel Maad, Algérien résidant depuis 46 ans en France sans avoir pris la nationalité française, a confirmé. "Je prendrai la citoyenneté (française) lorsque le mot 'égalité' aura ici un sens", a-t-il dit. "Je suis Français d'origine italienne et je sens que je redeviens un 'rital' parce que moins de travail est disponible", a poursuivi un autre intervenant alors que, pour son voisin, "les trois piliers de l'identité française figurent au fronton de toutes les mairies : 'Liberté, égalité, fraternité'".

Service civil et double nationalité

Parmi les propositions qui ont émergé, un participant a suggéré l'instauration d'un "service civil obligatoire pour ressouder notre pays" tandis qu'un autre a demandé "l'interdiction de la double nationalité". "Il faut savoir de quel côté on se trouve", a-t-il argumenté alors que les critiques sur l'opportunité du débat se sont multipliées au cours des derniers jours. L'Europe doit accepter le multiculturalisme et "éviter les définitions étriquées des identités nationales", a ainsi recommandé lundi à Strasbourg le Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg. Pour la gauche, le débat risque de stigmatiser les immigrés en opposant identité nationale et immigration. Le Front national a également éreinté l'initiative du gouvernement alors que le centriste François Bayrou y voit "une recette électorale". Selon un sondage Ifop paru dans le dernier Journal du Dimanche, 72% des Français estiment que le débat constitue "une stratégie pour gagner les élections régionales". D'après une circulaire ministérielle envoyée aux préfets, il s'agit "d'associer l'ensemble de nos concitoyens à une réflexion de fond sur ce que signifie, en ce début de 21e siècle, être français". D'ici à la fin janvier, quelque 250 autres réunions seront organisées et présidées par les préfets et sous-préfets dans 70 départements. Une première synthèse de l'ensemble de ces forums est prévue le 4 février.


source : Nouvelobs.com

crédits photo : Sipa (Eric Besson au ministère, lors d'une première réunion sur l'identité nationale à Paris, le 25 novembre)
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